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Résidence secondaire : combien vous coûte-t-elle vraiment chaque année ?

LV
Lauréna Valette
7 juillet 2026
6 min de lecture
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Résidence secondaire : combien vous coûte-t-elle vraiment chaque année ?

Acheter une résidence secondaire fait rêver de nombreux Français. Une maison au bord de la mer, un chalet à la montagne ou une maison de campagne permettent de s'évader le temps d'un week-end ou des vacances. Mais une fois les clés en main, les dépenses ne s'arrêtent pas au remboursement du crédit immobilier. Taxes, assurance, entretien, charges… Même lorsqu'elle reste vide une grande partie de l'année, une résidence secondaire continue de coûter de l'argent. Avant de se lancer, mieux vaut avoir une vision complète de la facture.

Au-delà du prix d'achat, des dépenses permanentes

Le premier poste de dépense reste évidemment l'acquisition du bien. En 2026, le prix moyen d'une résidence secondaire en France avoisine 300 000 euros, même si les écarts sont importants selon la région, la surface ou la proximité de la mer ou de la montagne.

À ce coût s'ajoutent les frais de notaire, qui représentent environ 7 à 8 % du prix d'un logement ancien. Pour un bien acheté 200 000 euros, cela correspond à près de 15 000 euros supplémentaires.

Mais une fois installé, les dépenses continuent. Même inoccupée plusieurs mois par an, une résidence secondaire génère des frais fixes : eau, électricité, abonnement internet, assurance habitation, entretien ou encore charges de copropriété pour un appartement.

Selon les estimations, ces charges courantes peuvent facilement représenter 100 à 200 euros par mois, auxquels s'ajoutent les dépenses liées à l'entretien du logement.

Entretien, jardin, piscine… des frais souvent sous-estimés

Une maison qui reste fermée une partie de l'année demande malgré tout un entretien régulier. Il faut parfois faire intervenir quelqu'un pour tondre le jardin, nettoyer les gouttières, vérifier la toiture ou surveiller le logement après une tempête. À cela s'ajoutent les petites réparations, les travaux de peinture ou encore le remplacement d'équipements vieillissants.

Les spécialistes estiment qu'il est prudent de prévoir entre 1 % et 5 % de la valeur du bien chaque année pour couvrir l'entretien et les éventuelles rénovations. Plus le logement est ancien ou équipé d'installations comme une piscine, un spa ou un grand jardin, plus la facture peut grimper.

Même le chauffage représente un coût. En hiver, il est souvent nécessaire de maintenir une température minimale afin d'éviter l'humidité ou le gel des canalisations.

Une fiscalité qui peut alourdir la facture

Les impôts locaux constituent l'un des principaux postes de dépense d'une résidence secondaire. Contrairement aux résidences principales, la taxe d'habitation reste due. Dans certaines communes où le marché immobilier est particulièrement tendu, elle peut même être majorée jusqu'à 60 %, voire davantage selon les décisions locales.

La taxe foncière, elle, reste également à la charge de tous les propriétaires, qu'il s'agisse d'une résidence principale ou secondaire.

Enfin, si l'achat fait dépasser un patrimoine immobilier net de 1,3 million d'euros, le propriétaire peut également devenir redevable de l'Impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Avant d'acheter, il est donc recommandé de se renseigner sur la fiscalité appliquée par la commune, car elle peut varier fortement d'un territoire à l'autre.

Une résidence vide… mais jamais sans frais

Une résidence secondaire est occupée seulement quelques semaines par an. Pourtant, les dépenses continuent lorsque personne n'y séjourne. L'assurance habitation est souvent un peu plus coûteuse qu'une résidence principale, car un logement vide présente davantage de risques en cas de cambriolage ou de dégât des eaux non détecté rapidement.

Dans certains secteurs, les propriétaires choisissent également de faire appel à une société de gardiennage ou à un voisin rémunéré pour ouvrir régulièrement la maison, relever le courrier ou vérifier qu'aucun problème n'est survenu.

Si le logement est situé dans une copropriété, il faudra aussi continuer à payer les appels de charges et participer aux éventuels travaux votés par l'assemblée générale, même si l'on n'occupe le bien que quelques semaines dans l'année.

La location saisonnière peut aider à amortir les coûts

Pour alléger ces dépenses, certains propriétaires choisissent de louer leur résidence secondaire lorsqu'ils ne l'occupent pas. Dans une commune touristique, cette stratégie peut générer des revenus complémentaires qui permettent de financer une partie des charges, voire des mensualités du crédit immobilier.

Mais cette solution entraîne aussi de nouveaux coûts : gestion des réservations, ménage entre les locations, entretien plus fréquent du logement ou encore fiscalité sur les revenus locatifs. Sans oublier que le logement ne sera pas forcément loué toute l'année.

Au final, une résidence secondaire reste avant tout un achat plaisir et un projet patrimonial. Si elle peut prendre de la valeur avec le temps et, dans certains cas, générer des revenus grâce à la location saisonnière, il est essentiel d'intégrer dès le départ l'ensemble des dépenses annuelles. C'est souvent ce budget, plus que le prix d'achat, qui détermine si le projet reste confortable ou devient une charge financière difficile à assumer.

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LV
Lauréna Valette
Journaliste

Journaliste au Club du Patrimoine by Adomos.

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