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Acheter avant de vendre : le prêt-relais est-il toujours la meilleure solution ?

LV
Lauréna Valette
15 juillet 2026
5 min de lecture
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Acheter avant de vendre : le prêt-relais est-il toujours la meilleure solution ?

Vous venez de trouver la maison idéale, mais votre logement actuel n’est pas encore vendu. Faut-il laisser passer cette opportunité ou acheter avant de vendre ? Pour beaucoup de propriétaires, le prêt-relais apparaît comme la solution la plus évidente. Pourtant, ce crédit, qui permet de faire la jonction entre deux opérations immobilières, n’est pas toujours le montage le plus adapté. Coût, risque de vendre moins vite que prévu, nouvelles alternatives… Avant de signer, il faut comprendre ce qu’il implique et vérifier qu’il correspond réellement à votre projet.

Le prêt-relais, comment ça fonctionne concrètement ?

Le principe est relativement simple : la banque vous avance une partie de la valeur de votre logement actuel afin de financer l’achat du nouveau. Cette avance représente généralement 60 à 80 % de la valeur estimée du bien, après déduction du capital restant dû sur votre crédit immobilier s’il en existe un.

Vous disposez ensuite, dans la plupart des cas, de 12 à 24 mois pour vendre votre logement et rembourser cette avance grâce au produit de la vente.

Selon les situations, deux montages sont possibles :

le prêt-relais "sec", lorsque le prix de vente de votre logement suffit quasiment à financer le nouveau bien ;

le prêt-relais adossé, lorsqu’il faut compléter l’opération avec un crédit immobilier classique, par exemple pour acheter un logement plus grand ou plus cher.

Cette solution permet surtout de ne pas passer à côté d’un bien sans attendre la vente du précédent.

Bon à savoir : si un compromis de vente est déjà signé sur votre logement, certaines banques peuvent accepter d’avancer une part plus importante du prix de vente, le risque étant alors jugé plus faible.

Quels sont les principaux risques à connaître ?

Le prêt-relais souffre d’une réputation de crédit risqué. Ce n’est pas totalement faux, même si tout dépend de votre situation.

Le premier risque est celui d’une vente plus longue que prévu. Si votre logement n’est toujours pas vendu à l’échéance, la banque peut accepter de prolonger le prêt ou de le transformer en crédit immobilier classique. Mais ce n’est pas automatique et cela dépend notamment de votre capacité d’endettement.

Autre point de vigilance : l’estimation de votre bien. Si le prix retenu par la banque est trop optimiste et que vous devez finalement vendre moins cher, vous devrez financer vous-même la différence.

Enfin, le prêt-relais coûte généralement plus cher qu’un prêt immobilier classique. Les taux sont souvent plus élevés et, selon la formule choisie, les intérêts peuvent être capitalisés, ce qui augmente le coût total du financement.

Est-ce encore la meilleure option en 2026 ?

Pas forcément. Contrairement à une idée reçue, vendre avant d’acheter n’est pas toujours l’option la plus économique, et le prêt-relais n’est pas systématiquement la plus avantageuse non plus.

Effectivement, dans certains cas, un prêt-relais revient moins cher qu’une vente suivie d’une location temporaire, notamment lorsque cette période s’allonge. Entre le loyer, un éventuel garde-meubles et deux déménagements, la facture peut rapidement grimper.

En revanche, si votre marché immobilier est peu dynamique ou si votre bien risque de mettre plusieurs mois à trouver preneur, le prêt-relais devient plus risqué. Tout repose finalement sur une question : à quel point êtes-vous confiant dans la vente de votre logement, et à quel prix ?

Quelles alternatives au prêt-relais ?

Le prêt-relais n’est aujourd’hui plus la seule possibilité pour acheter avant de vendre. Le prêt achat-revente séduit de plus en plus de propriétaires. La banque regroupe l’ancien crédit, l’avance nécessaire et le nouveau financement dans un seul prêt. Résultat, une seule mensualité, souvent plus simple à gérer.

Autre solution : la vente longue. Le principe consiste à vendre son logement tout en négociant une remise des clés plusieurs mois plus tard. Cette période laisse le temps de trouver le nouveau bien sans avoir recours à un financement temporaire.

Dans certains cas, il peut également être intéressant de vendre d’abord puis de louer quelques mois, surtout si le marché immobilier est tendu et que le risque de conserver deux biens est important.

Enfin, les propriétaires disposant d’un patrimoine conséquent peuvent parfois se tourner vers un prêt hypothécaire, qui permet d’utiliser un bien immobilier comme garantie afin de financer la nouvelle acquisition.

La check-list avant de signer un prêt-relais

Avant de vous engager, prenez le temps de vérifier quelques points essentiels :

Faire estimer votre logement par plusieurs professionnels.

Vérifier les délais de vente observés dans votre secteur.

Simuler votre budget si la vente prend 12 à 18 mois.

Prévoir un plan B (baisse du prix, location du bien, transformation du prêt…).

Comparer le coût du prêt-relais avec celui d’autres montages comme le prêt achat-revente.

Le prêt-relais reste un outil efficace lorsqu’il est utilisé dans de bonnes conditions. Mais il ne doit plus être considéré comme la solution automatique pour acheter avant de vendre. Aujourd’hui, plusieurs montages existent et le meilleur choix dépend avant tout de votre situation financière, de votre capacité à supporter une période de transition et de la facilité avec laquelle votre logement peut être vendu.

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Lauréna Valette
Journaliste

Journaliste au Club du Patrimoine by Adomos.

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