PER : ce qu’il faut vraiment savoir avant fin 2025

À l’approche du 31 décembre, beaucoup d’épargnants se tournent vers le Plan d’Épargne Retraite (PER). Et pour cause, c’est l’un des rares placements qui permet à la fois de préparer sa retraite et de réduire immédiatement ses impôts. Néanmoins, ce produit, pourtant de plus en plus populaire, reste mal compris. Entre les frais, les règles de déduction, la date limite pour profiter de l’avantage fiscal et les idées reçues sur son fonctionnement, il est facile de s’y perdre. L’enjeu, avant le 31 décembre, est de savoir si le PER est réellement avantageux pour vous – car tous les contribuables n’y gagnent pas. Voici l’essentiel à connaître avant la fin d’année 2025 pour optimiser votre fiscalité et éviter les erreurs les plus fréquentes.

1. Le PER, un placement retraite avec un avantage fiscal immédiat

Le PER est conçu pour vous aider à épargner progressivement en vue de la retraite. Vous pouvez y verser ce que vous voulez, quand vous voulez : une fois, régulièrement ou de manière ponctuelle. Son principal atout est fiscal puisque les versements volontaires peuvent être déduits de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond personnalisé. Concrètement, si vous mettez 3 000 € sur votre PER et que vous êtes imposé à 30 %, vous pouvez économiser environ 900 € d’impôt. Plus votre tranche d’imposition est élevée, plus l’avantage fiscal est puissant : c’est le principe clé du PER. Mais attention, pour profiter de cet avantage sur l’année en cours, il faut effectuer ses versements avant le 31 décembre 2025. Passé cette date, ils seront comptés pour l’année suivante.

2. Versements avant le 31 décembre : pourquoi cette date est si importante ?

La date du 31 décembre correspond à la clôture de l’année fiscale. Tous les versements effectués avant cette échéance pourront être déduits lors de votre déclaration 2026 (sur vos revenus 2025). Cela signifie que : un versement le 30 décembre 2025 réduit vos impôts 2025, tandis qu’un versement le 2 janvier 2026 réduira vos impôts 2026. Même si vous pouvez verser toute l’année, l’avantage fiscal dépend strictement de la date limite.

Toutefois, attention, certaines banques ou assurances fixent une date un peu plus tôt (28 ou 29 décembre par exemple) pour garantir le traitement administratif. Il est préférable de vérifier la date limite propre à votre établissement.

3. Frais, supports, transferts : les points de vigilance avant d’ouvrir un PER

Le PER est un produit intéressant, mais il comporte aussi des risques ou limites si l’on ne se renseigne pas correctement. Voici les erreurs les plus courantes.

> Erreur n°1 : ne pas regarder les frais

Les frais varient énormément selon les contrats. Ils peuvent aller :

  • de 0 % à 5 % sur les versements ;
  • à environ 0,7 % de frais de gestion sur le fonds en euros ;
  • autour de 0,9 % sur les unités de compte ;
  • parfois des frais d’arbitrage ou de performance.

Sur un placement long terme comme le PER, même 1 % de frais supplémentaires par an peut faire une grande différence après 20 ou 30 ans puisqu’ils ont un effet direct sur la rentabilité. Il est donc indispensable de comparer les contrats et de vérifier le tableau de frais disponible sur le site de chaque assureur.

> Erreur n°2 : croire que la déduction fiscale est obligatoire

La déduction des versements est une option, pas une obligation. Elle est activée par défaut, mais vous pouvez choisir d’y renoncer à l’ouverture du contrat. Pourquoi renoncer ? Pour les personnes peu imposées ou non imposables, la déduction ne produit aucun avantage. De plus, renoncer à la déduction peut aussi être pertinent si vous prévoyez de retirer votre PER en capital à la retraite : cela évite une fiscalité plus lourde à la sortie. 

> Erreur n°3 : oublier que l’argent est bloqué

Le PER reste un placement long terme, l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite. Il existe seulement quelques exceptions comme l’achat de la résidence principale, une invalidité, le décès du conjoint, la fin de droits au chômage ou encore le surendettement. Si vous avez besoin d’une épargne disponible, il faut garder un Livret A, LDDS, ou assurance-vie à côté. Le PER ne remplace donc jamais une épargne de précaution, il s’y ajoute uniquement une fois les livrets sécurisés remplis.

4. PER : comment optimiser sa fiscalité avant fin 2025 ?

Pour maximiser l’intérêt du PER, trois bonnes pratiques à suivre :

1. Évaluer votre tranche d’imposition (TMI) : la déduction fiscale est réellement intéressante à partir d’une TMI de 30 %. En dessous, l’économie d’impôt est trop faible pour compenser le blocage de l’épargne.

2. Utiliser votre plafond d’épargne retraite : chaque année, vous disposez d’un plafond de déduction (visible sur votre avis d’imposition). Vous pouvez aussi utiliser le report des plafonds non utilisés des trois années précédentes. C’est l’un des leviers les plus puissants pour réduire votre impôt.

3. Ne pas attendre le dernier moment : décembre est souvent saturé avec des dossiers retardés, des transferts impossibles à finaliser, des dates limites avancées selon les banques… Il vaut mieux agir le plus tôt possible.

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