Le XIXe siècle en France, siècle de tous les changements et des innovations. Un siècle ayant connu trois systèmes : empire, monarchie, République. La France connaît un essor économique du fait des innovations de la première révolution industrielle et de son extension coloniale. Elle est encouragée à encadrer le modèle salarial et son commerce international.
Les changements de la première révolution Industrielle

La période de la première révolution Industrielle en France s’étend de 1815 à 1850. On note un changement dans le secteur des transports et dans l’utilisation de l’énergie.
Tout d’abord, une des premières grandes inventions dans le transport est le système ferroviaire qui est basé sur la traction animale. Bien qu’utilisé pour la première fois en Angleterre au milieu des années 1820, les Français l’essayent dans le bassin industriel stéphanois en 1827 lors du règne de Charles X. Dans le secteur énergique, la vapeur apparaît sur le Rhône aux alentours de 1827-1829.[1] Ainsi, s’en suit de la création de la locomotive à vapeur et c’est le 1er janvier 1828 qu’est inaugurée la ligne Saint-Étienne – Andrézieux. C’est une ligne industrielle pour transporter le charbon vers les voies d’eau dans la Loire et le Rhône. Néanmoins, la réelle évolution est le 24 août 1837 avec la ligne Paris – Saint-Germain-en-Laye. C’est la première ligne ferroviaire ouvertes pour le transport de voyageurs et elle marque le début des lignes ferroviaires qui partiront de Paris. [2]
C’est à partir de 1850 pendant la Deuxième République, présidée par Louis-Napoléon Bonaparte, que les lignes ferroviaires seront construites à un rythme intensif. L’État fixe le tracé des vois afin de les relier aux pays voisins et prend désormais les dépenses à sa charge. [3]
Réorganisation du salariat

En 1803, le « livret ouvrier » est mis en place par loi du 22 Germinal de l’An XI pendant le Premier Empire avec Napoléon Ier. C’est un moyen de contrôler les déplacements des ouvriers mais c’est également un « brevet de capacité » attestant de leurs compétences. Désormais, les maires des communes et les commissaires des grandes villes le délivrent afin d’éviter les désertions ouvrières.
Ce livret indique le nom, le prénom, l’âge, le lieu de naissance et de résidence, la profession et le nom du maître chez qui travaille l’ouvrier. Les autorités publiques peuvent dorénavant comptabiliser le nombre de travailleurs par région et par profession avant de le transmettre au préfet puis au ministère de l’agriculture.
En 1854 sous le Second Empire, ce dispositif est étendu aux femmes et aux travailleurs à domicile. Les obligations inscrites dans le livret doivent être respectées sous peine de sanctions pénales (amendes et peines de prison). En 1868, une commission d’enquête veut abroger le livret mais la loi ne passe pas. C’est en 1880, pendant la Troisième République, que naît le « contrat de travail » avant que les lois du livret ouvrier soient abrogées en 1890.[4]
L’expansion des marchés coloniaux

Dès 1850, l’Empire colonial français regroupe les Antilles, la Guyane, le Sénégal, la Réunion, les comptoirs de l’Inde et l’Algérie.
À cette époque, la France est le pays le plus riche du monde occidental car ses ressources agricoles sont les plus importantes d’Europe. En revanche, sa production industrielle est dépassée par le Royaume-Uni. [5]
Désormais, les banques se divisent donc en deux formes : les « banques d’affaires » qui prêtent aux industriels, les « banques de dépôt » qui collectent l’épargne des particuliers et prêtent à l’État mais investissent peu. [6] Malgré la fin de l’esclavage en France, l’économie coloniale doit être complémentaire à l’économie industrielle en développement.
L’industrie sur le territoire français est donc devenue le moteur d’un nouveau système commercial car la part relative des importations de matières premières nécessaires à l’industrie est d’environ 70%. [7] L’exploitation minière dans les colonies représente 42% du total des industries fondées dans les colonies. L’augmentation de la part des importations françaises par habitant de matières premières est passée de 30% en 1887 à 70% en 1895. [8]
Au total, les exportations françaises de produits manufacturés (coton, laine, soie etc.) vers les colonies françaises représentent 80% du total des exportations françaises des produits manufacturés. [9]
Références
[1] Lien : https://books.openedition.org/pul/38895?lang=fr
[2] Lien : https://histoire-image.org/etudes/premiers-chemins-fer
[3] Ibid.
[4] Lien : https://arles.fr/decouvrir/les-archives-communales/archives-commentees/le-livret-ouvrier-1803-1890-de-linstrument-dencadrement-au-contrat-de-travail/
[5] Lien : https://www.persee.fr/doc/ecoap_0013-0494_1957_num_10_2_2565#:~:text=En%201830%2C%20déjà%2C%20lés%20produits,la%20France%20(2).%20»
[6] Lien : https://www.geneva-institute.com/detailpub/69
[7] EL KALLAB, T., “French colonial trade patterns : facts and impacts”
[8] Ibid.
[9] Ibid.